Minder : cette guerre qui ne me concerne plus !

7 Janvier 2013 , Rédigé par R. F. Publié dans #Politique suisse, #Liberte, #Democratie, #Minder, #Economiesuisse

Politique suisse. - J'avais déjà écrit un billet à ce sujet en affirmant ma condamnation du texte ainsi que du contre-projet gouvernemental, bien que le peuple suisse sera obligé de choisir soit l'un ou l'autre. Mais depuis, et au vu des propos des pro-Minder et des anti-Minder, c'est sûr et certain, je ne ferai rien d'autre de plus que ce petit billet concernant cette initiative marxo-fasciste. Les deux camps me répugnent et, qu'elles soient acceptées ou non, elles donneront les mêmes résultats ; plus de contrôle étatique et une élite financiaro-industrielle toujours aussi puissante qu'avant. Il est illusoire de croire qu'un vulgaire coup de plume fera plier l'élite. Toutefois, l'initiative, tout comme le contre-projet au final, dévoile quelque chose de bien inquiétant ; l'usage de la violence légale pour parvenir à des fins égalitaristes. Le fait d'entendre dire, de la part des pro-Minder, qu'il est nécessaire de "mettre au pas" les top managers de ce pays confirme cette violence. En effet, quoi de plus autoritaire et violent que de vouloir "mettre au pas" qui que ce soit ? J'ai l'impression de relire d'anciennes revendications bolchéviques. Cela sans parler des sentiments "humains" les plus funestes motivant cette initiative, soit l'envie, la jalousie et la haine. Thomas Minder a beau dissimulé ses émotions derrière une rhétorique juridique, il n'est pas crédible à mes yeux.

Mais en face, rien de mieux ; des millions injectés par économiesuisse et des trolls engagés par cette dernière afin de biaiser le débat sur internet. Je ne parle même pas du dernier coup bas ; le lobby économique aurait bloqué un nom de domaine, sur internet, afin d'empêcher les initiants de l'utiliser. Bref, mesdames et messieurs, voici ce qu'est réellement la démocratie ; des étatistes de tous bords qui se chamaillent pour une vulgaire loi et chacun pour préserver ses intérêts - politiques, sociaux et/ou économiques. Cette guerre ne met pas en jeu la liberté, non, puisque peu importe le résultat, c'est l'Etat qui aura gagné à nouveau ; plus de bureaucraties, plus d'administration étatique de l'économie et plus de liens flous ainsi qu'incestueux entre l'élite financiaro-industrielle et le gouvernement. La liberté est absente du débat, tout le monde se fiche d'elle. économiesuisse ne défend pas la liberté, en s'opposant au texte de Minder, elle ne fait que lutter pour la préservation des intérêts d'une classe hors de portée du citoyen lambda. Elle avait déjà montré son mépris de la liberté lorsqu'elle avait, de manière naïve et intéressée, défendu la cause mondialiste face à l'initiative salvatrice de l'ASIN.

Ensuite, les initiants, eux, naïvement, ouvrent la voie du plus d'Etat en matière économique et banalisent l'usage de la force légale - bien qu'ils souhaitent une démocratisation des entreprises. Et encore ! Au diable les travailleurs qui, eux, ne verront jamais la couleur de ces bonus répartis entre les actionnaires. Ainsi, les initiants sont tout aussi hypocrites lorsqu'ils prétendent défendre les petites gens ; ils défendent les actionnaires ! José ou Francesco, les ouvriers immigrés, verront-ils un changement dans leur quotidien si Minder gagnait ? Non. Cette initiative empêchera-t-elle la crise, marquée par la déflation, de s'installer en Suisse et/ou en Europe ? Non. Une victoire de Minder ne satisferait que les sentiments perfides des initiants ainsi que de leurs supporters, rien de plus.

C'est donc ainsi que je conclurai le chapitre Minder. Cette guerre n'est plus la mienne et en vue du 3 mars, je me battrai surtout pour défendre la propriété privée et le fédéralisme face à Berne. Minder et économiesuisse peuvent s'entretuer, s'ils le veulent, je n'ai que faire d'un conflit ne concernant que des étatistes névrosés et ennemis de la liberté. Cette dernière se défend quotidiennement et systématiquement, peu importe s'il y a votation ou non, et surtout pas au nom de quelques intérêts. Amen !

Partager cet article

Commenter cet article

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest